Je transforme ce qui m’entoure pour traduire ce qui m’habite
Présentation
Moise Mandoli, né en 1975, vit à Cannes.
« Mon travail est introspectif. Je transforme ce qui m’entoure pour traduire ce qui m’habite. Dans un monde en rupture où l’image est essentiellement liée à une démarche commerciale et où l’envie est constamment sollicitée, je parle de besoin et d’équilibre. C’est un retour à une certaine primitivité qui insuffle une nouvelle lecture à une iconographie populaire et familière. Créer des liens entre le monde tel qu’il nous est présenté et tel qu’il existe. Replacer l’humain, sa complexité, sa condition, sa fragilité au cœur d’un système qui le nie. Les personnages anthropomorphiques qui peuplent mes dessins et gravures ont valeur de symboles, liés à l’enfance et au consumérisme, dans une représentation virant au grotesque, ils sont à la fois actifs et passifs, bourreaux et victimes, et traduisent une ambiguïté des rapports dans une société d’abondance et d’interdits. Inspiré par la liberté et la force intuitive de Jean-Michel Basquiat, j’ai privilégié une forme expressive brute et spontanée qui met l’accent sur la trace, l’empreinte, l’identité. Les silhouettes de Kara Walker et le travail sémiotique de Donald Baechler ont aussi accompagnés mon évolution vers l’emploi de signes et de formes simples à la lecture immédiate. Gravés sur bois ou tracés sur papier, mes dessins, réalisés principalement en noir et blanc, sont autant d’indices et d’éléments me permettant de construire de nouvelles représentations, attaché à la structure et au trait mais aussi à la confrontation des matières, j’utilise le bois, organique et vivant, et la résine époxy, synthétique et stérile parce qu’ils portent en eux la vie et la mort. »



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