Après avoir écumer les salles de concert du monde entier, vendu l’âme de ses single aux pubs de supermarché avec en tête de gondole leur hymne « Shut up and let me go », le duo s’est remis à l’écriture.
Leur volonté de ne pas sombrer dans la facilité les incite à éviter à tous prix les recettes qui ont fait leur succès. Inquiets, le duo fait écouter 10 nouveaux titres aux représentants de leur label. Les réactions de leurs employeurs sont dithyrambiques, des dollars plein les yeux. Nos deux compères, paniqués par tant d’euphorie, envoient tout valser et décident de tout effacer pour repartir à zéro.
Leur label pensait avoir en mains une usine à tubes mais c’était sans compter sur les indomptablesTing Tings !
Trop tard pour changer de maison de disques, avec qui ils ont visiblement peu d’affinités, alors ils s’isolent, se remettent en question et accouchent de « Sounds From Nowheresville».
La peur d’être cataloguer dans un style pousse les Ting Tings à explorer différents horizons musicaux. Du coup on s’y perd un peu. Si la première partie de l’album est cohérente, avec de bons titres funk rock rythmés par le chant Hip Hop de Katie White, ça part ensuite dans tous les sens après « Guggenheim ». On passe d’un morceau reggae sans intérêt à de la pop digne de Britney Spears pour enchaîner vers un titre R’N’B difficile à supporter, avant de finir avec 2 bons titres réconciliant, ouf !
Se revendiquer Indé à tous prix est respectable mais avoir un style et savoir le garder reste l’apanage des grands, pas forcément synonyme de monotonie…
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Album
Album : « Sounds From Nowheresville»
Label : Columbia



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