Poule Up

Gallinacés Colorés Présentation

Pierre et Mikael sont deux gamins du Bassin d’Arcachon attirés par la culture hip hop quand ils commencent leurs premiers graffitis. Fin 2004 ils se rencontrent et démarrent leur collaboration. Comme leur idole londonien Banksy, SPOK et CPYO abordent le graff de façon décalée, à la fois drôle et impertinente.

Ensemble, ils pondent la première poule le 25 décembre 2004. Le galliforme a l’air jovial et fait bien marrer ses créateurs qui commencent à triper à le reproduire dans toutes les formes et toutes les situations. Les premières Poules Up éclosent un peu partout dans la région et commencent à plaire aux locaux et aux touristes. SPOK CPYO vont même en graffer jusqu’à Bordeaux, Montpellier, San Sebastian et Bilbao. Le Crew sort les premiers T-shirts estampillés du chouette gallinacé.

Bientôt les deux graffeurs acquièrent une renommée régionale assez importante, signent leurs premiers autographes et font naître des vocations. Ils rencontrent les pouvoirs publics qui se montrent très réceptifs à leur egg’ art et leur assurent qu’ils ne les poursuivront pas pour dégradation de biens publics pour leurs graffs. Ainsi le Poule Up Crew peut-il sortir de sa coquille et étendre encore le champ de ses créations.

En découle une explosion de créativité. SPOK et CPYO déclinent la Poule aux œufs d’or sous de multiples formes : décoration de chambres, badges, affiches,  bouillotes estampillées Pull up, expositions de tableaux à Poules, créations de poules en chocolat avec la boulangerie pâtisserie Marquet à La Teste, ateliers d’initiation au graffiti ou encore décoration de lieux publics pour le Bassin Sud (centre Saint vincent de Paul au Moulleau, maison des associations à La Teste… ) Vous les retrouverez notamment au centre Saint Vincent de Paul au Moulleau ou à la maison des associations à La Teste. Les deux créateurs sont toujours sur un projet. On n’a pas fini d’entendre caqueter les deux poulets du Pull Up Crew.

ARTISTE : OLIVIER POINSIGNON, TATTOOS & DESSINS RÉALISTES

Olivier Poinsignon est un jeune tatoueur français, fasciné par le réalisme et le graphisme.

Originaire de Laxou en Meurthe et Moselle, c’est en 2005 qu’il décide de poser ses valises à Clermont-Ferrand où il y suit une licence aux Beaux Arts, tout en commençant le BMX qui lui permet d’ouvrir sa curiosité vers le street art. Pragmatique et avide de développer son propre style, il boude les Beaux Arts au profit d’écoles d’arts appliqués qui lui permettront de développer une approche un peu plus technique (et beaucoup moins philosophique) du dessin ou de la création graphique et poursuit avec une année d’alternance en infographie web  entre Paris et Clermont afin de parfaire ses compétences.

Graphiste à son propre compte durant un an, il commence ensuite par travailler à mi temps dans une boutique qui l’amènera à s’intéresser au tatouage jusqu’à en  devenir  une obsession quotidienne. Dans sa pratique du tatouage le jeune homme essaye d’appliquer les même règles qu’il s’impose en dessin, en tenant compte  bien évidemment des envies de ses clients.

Presque tous les thèmes l’intéresse dans son travail, qu’il s’agisse de cinéma, de science fiction ou bien encore de l’histoire et des légendes. Olivier ne se pose pas de limite, travaillant en direction d’un style hybride dans lequel il prend plaisir à créer des codes, qu’il s’agisse du simple ornement corporel au reflet d’une énergie ou d’une émotion. Ses influences sont riches et variées en puisant son inspiration et sa stimulation dans de nombreuses disciplines avec des noms aussi illustres qu’éclectiques :  Alex PardeeJohn Carpenter, Greg SimkinsMatteo PascalinJules Vernes, Jean Luc Navette, Robert RodriguezRod Serling

Fasciné par le réalisme et le graphisme, ses coups de crayon et d’aiguille sont à la fois précis et soignés en se jouant habilement de traits fortement contrastés grâce à un travail de compréhension entre ombre/lumière et forme/contreforme. Olivier met en exergue toute son habilité et sa dextérité au profit d’un style minimaliste et complexe que l’on peut retrouver dans un dessin expressionniste. Révélatrice de ses idées et de son énergie, l’encre lui permet d’imaginer le rythme et les mouvements qu’il souhaite appliquer sans nécessairement chercher à en contrôler tous les aspects .

Souvent énergique et dynamique, le jeune artiste sait également se montrer patient et minutieux avec l’exécution de dessins au crayon de couleur ou à la mine de plomb afin d’en maîtriser tous les paramètres jusqu’à l’obtention du résultat souhaité.

ARTISTE : MICKAËL ABBATE, PHANTASMAGORIA

Passionné de cinéma de genre, Mickaël Abbate est à la fois un jeune cinéaste et un cinéphile aguerri qui partage, aux jeunes comme aux moins jeunes, sa passion des films fantastiques sur grand écran.

Originaire de Fréjus, Mickaël a grandi entre le Var et les Alpes-Maritimes et a toujours cultivé un goût très affirmé pour le cinéma et cela depuis son enfance. En effet, c’est dès l’âge de 6 ans que sa passion pour le cinéma fantastique et d’épouvante se manifeste lorsque le petit Mickaël faisait mine de dormir et se cachait derrière le canapé pour regarder bon nombres de films d’horreur sur VHS sans que ses parents ne s’en aperçoivent. Passionné par l’image et le cinéma, le jeune homme se lance, par la suite, dans des études de communication qui lui permettront de développer ses connaissances cinématographique ainsi qu’un sens de la débrouillardise dans le milieu étudiant.

En 2010, il rencontre, en compagnie de Hélène Mayet, les dirigeants de la mission cinéma du Conseil Général des Alpes-Maritimes alors désireux de créer un festival du film fantastique à Nice. L’association Les Méduses est ainsi créée et sera bientôt à l’origine de soirées et d’évènements cultes tels que Cinenasty, la Zombie Walk de Nice et du festival de La Samain du cinéma fantastique, autans de rendez-vous incontournables pour les cinéphiles azuréens et qui permettront de révéler certains talents de la mise en scène comme Roman SoniAkseli Plane ou encore Greg Tosolini, tous originaires de la région.

Depuis 2012 Mickaël Abbate occupe le poste de la direction artistique du festival et de la présidence de l’association Les Méduses alors qu’il était précédemment programmateur de longs et courts métrages. En parallèle à ses activités au sein de l’association il participe à la rédaction de magazines, fanzines et sites webs spécialisé dans le cinéma de genre et réalise des courts métrages. parmi ses réalisations figurent un certains nombres de courts métrages réalisés dans la région comme par exemple Creeps (2009 ) qui a été diffusé dans des festivals européens mais aussi aux Etats-Unis au LA Film Festival et participe à la réalisation de Passé sous silence de Mathieu Berthon .

En 2012, il a réalisé avec Askeli Plane des teasers de La Samain du Cinéma Fantastique, une expérience mêlant pin-up vampires et sorcières blanches, avant de s’atteler l’année suivante à la réalisation de son premier long métrage horrifique Phantasmagoria, un film choral* qui propose une relecture contemporaine de la peur sur grand écran. Amoureux de la région, Mickaël a choisi la ville de Nice pour la réalisation de ce long métrage, une ville photogénique qui regorge de folklores, de traditions, et qui a su conserver un passé colérique qui en fait sa magnificence.

Certains grands maîtres du 7ème Art tels que William Friedkin Hayao Miyazaki, Gregg Araki et Michele Soavi sont de véritables sources d’inspiration qui lui permettent de se forger une vraie identité et créativité que ce soit par leur énergie, leur maitrise technique ou la variété des thèmes abordés dans leurs oeuvres. La musique influence beaucoup son travail qu’il s’agisse d’artistes mondialement reconnu comme Seppuku Paradigm, Para One, Portishead ou bien encore des groupes originaires de la région comme GriefjoyHyphenAn Escape for Louie et les filles du Spectre des Lesbiennes qui sont pour lui une réelle source d’inspiration qui guide sa mise en scène.

* réalisé aux côté de Domiziano Cristopharo et du maquilleur en effets spéciaux Tiziano Martella

ARTISTE : AURORE VALADE, PHOTOGRAPHIE PICTURALE

Née à Villeneuve sur Lot, Aurore Valade est une photographe française contemporaine dont les photographies sont héritières du tableau. Elle a réalisé ses premières séries entre l’Aquitaine dont elle est originaire et la région PACA où elle y a vécu et étudié.

Cette jeune photographe commence d’abord par intégrer l’école de Beaux Arts de Bordeaux où, durant sa formation, elle ne s’intéresse pas seulement à la photographie mais à l’ensemble des médiums d’expression ainsi qu’à l’histoire des arts, ce qui lui permit de réaliser des performances et des installations dont la forme finale était la photographie.

Par la suite, elle intègre l’ENSP* d’Arles où elle y expérimente à la fois image fixe, l’installation et vidéo. Cette expérience lui ouvre sa pratique de la mise en scène en lui donnant un style documentaire, en construisant son travail à partir d’interviews sonores et vidéo. Aujourd’hui encore, avant chaque nouvelle série ( et même celles qui semblent les plus construites), elle effectue un travail de recherche sur le terrain en interviewant les personnes qu’elle va photographier.

Les photos de cette artiste de talent se réfèrent à la fois à la peinture et au théâtre en sont composant comme de véritables tableaux vivants. Ce qui intéresse, avant tout, Aurore Valade dans sa démarche artistique ce sont les univers de la redondance où les choses se dédoublent pour se refléter, les jeux de correspondances, le décors théâtral et baroque des intérieurs domestiques.

Aujourd’hui Aurore se considère elle-même nomade, toujours prête à voyager en France ou à l’étranger pour un nouveau projet artistique, tout en gardant un point d’attache à Villeneuve sur Lot** pour un retour au calme afin de trouver de nouvelles idées.

*Ecole Nationale Supérieure de la Photographie

Charlotte Pringuey – Cessac

de l’ombre à la lumière Présentation

Charlotte Pringuey – Cessac, dont l’œuvre se fonde sur une confrontation entre observation du monde contemporain et souvenirs personnels, « (…)s’inscrit dans la plus longue tradition de la peinture lorsqu’elle initie son art sur des peintures murales ou encore des dessins d’arbre sur le mur(…) »*, fruits de représentations réelles ou imaginées par cette ex-pensionnaire de la Villa Arson, passionnée d’archéologie et des premières pratiques picturales.

« Charlotte puise également les sources de son travail dans le film d’animation lorsqu’elle en extrait des images de manière à les isoler du flux narratif via le dessin pour les proposer comme autant d’expériences sensibles. Ce processus d’analyse et de démontage du cinéma d’animation l’amène à repasser par plusieurs stades de fabrication de l’image depuis le dessin sur calque ou le celluloïd, en passant par les techniques d’animation du projet dessiné, jusqu’à la maquette. Quels que soient le médium entrepris et la forme atteinte, l’exploration du film est ici cristallisée à travers la pratique du dessin, espace de rencontre de ces manipulations successives.C’est ainsi que parallèlement au dessin peuvent intervenir la photographie ou la vidéo, comme la sculpture ou le son(…).

(…)Mais c’est véritablement à travers des projets de dessin mural que sa démarche trouve un déploiement spectaculaire. Par le biais de la fabrication d’images monumentales, notre jeune plasticienne se confronte alors physiquement à l’espace et à la matérialité du fusain pour donner corps à des installations enveloppantes, véritables décors dans lesquels le regardeur est invité à rentrer.
Ses installations au fusain développent ainsi des atmosphères particulières qui reprennent des images mentales de paysages féeriques où les jeux d’ombre et de lumière exploitent la densité et la profondeur du fusain qui va parfois jusqu’à se répandre en poudre noire sur le sol(…) »**.

Retrouvez Charlotte Pringuey – Cessac et ses œuvres, ainsi que de nombreux artistes de talent à : La Station — halle sud du Chantier 109 à Nice

* Klaus Speidel, Critique d’art, Exposition « Ne pas toucher au contour » , 2006
** texte de Catherine Macchi , Critique d’art, « Hypothétiques » exhibition, 2009

ARTISTE : YANNICK FOURNIÉ, BAS LES MASQUES

Yannick Fournié est un peintre, de la scène artistique contemporaine basque dont les  portraits et  arrêts sur image, à la fois ironiques et mélancoliques,  traitent de l’identité, de l’ambigüité de celui qui tient à affirmer sa place et qui joue son équilibre dans la société.

Né à Pau dans les Pyrénées Atlantiques, Yannick s’intéresse très tôt aux arts visuels. Admis à l’Ecole des Beaux -Arts de Bordeaux, il n’aura pas le temps de poursuivre cette voie et s’engage aussitôt dans l’armée et dans le parachutisme militaire en 1992. C’est en quête d’une identité et d’un père militaire manquant, absent de sa vie, qu’il y restera trois ans. De ces années martiales, il en tirera une une grande rigueur dans son travail, bien que cette expérience  puissante d’un point de vue émotionnel ne parvienne pas à nourrir ses attentes.

Épris de le liberté, et constamment à la recherche de nouvelles expériences et de sensations fortes, il se lance  un nouveau défi afin d’entreprendre une nouvelle carrière dans le sport et dans le parachutisme. Véritable autodidacte créatif, ce caméléon social constate l’exigence permanente de l’évolution individuelle dont il fut lui-même le protagoniste  durant des années. C’est en 2010 qu’il cède au besoin lancinant et inassouvi de peindre à nouveau après une vingtaine d’années intenses et nécessaires pour sevrer sa quête de sens.

Décidé à devenir un artiste engagé et déterminé à faire le grand saut dans le monde de l’art, il cesse alors ses activités de parachutiste pour prendre radicalement la décision de retrouver ses racines et ce milieu artistique auquel il se destinait.Il s’installe à Biarritz et intègre le collectif  La Communale  qui rassemble des plasticiens, des designers, ainsi que photographes issus du 64 mais également un lieu de résidence et de création pour des plasticiens internationaux. seul face à la toile, dans son atelier, Yannick Fournié peint sans concessions des sujets qui lui ressemblent, des univers auxquels il insuffle force et intériorité.

Je suis d’une génération tellement riche et dense où tout se bouscule:  du Pop Art, des Comics, du Street Art , de la fulgurance d’internet et des réseaux sociaux, de la télé réalité, de la poubelle audiovisuelle contemporaine… Je suis le témoin euphorique, atterré d’une  décadence sociale,économique ,écologique que je trouve parfois belle.

La peinture  de Yannick Fournié,  inscrite dans le mouvement de la  figuration narrative, tend clairement vers le réalisme. Elle présente  des   portraits et des arrêts sur image teintés de nostalgie et de cynisme afin de se jouer la notion floue et complexe de l’indemnité d’un individu et de sa place dans la société. Des  portraits écorchés aux corps exaltés, l’univers de l’artiste nous emmène dans sa représentation d’icônes sociales, politiques ou religieuses ou de simples anonymes.

Les marqueurs sociaux font à tel point partie intégrante de notre vie quotidienne que l’on n’y prête plus attention. Du moins le croit-on. On les adopte afin d’incarner une identité fantasmée et rallier un groupe d’individus dont on se sent proche, tout en s’exposant par ce biais aux préjugés des groupes extérieurs au sien. Des clichés pour des clichés. Le «zonard» en Adidas, casquette New Era vissée sur le crâne, blazer et carré Hermès pour la bourgeoise de Neuilly, les stéréotypes sont innombrables.

Dans sa série Incognito, le peintre n’hésite pas à confronter le visiteur à des codes qui lui sont cette fois étrangers. La signification des masques qui travestissent les différents personnages reste opaque pour le néophyte. Or il s’agit en l’occurrence d’un signe identitaire essentiel dans le catch mexicain, où chaque sportif possède le sien. Ici, le masque bleu est celui de Blue Demon, une légende au Mexique depuis les années 1950. Le catcheur n’a jamais quitté son masque lors de ses apparitions publiques, dissimulant ainsi à jamais sa véritable identité.

Au travers des oeuvres de Yannick Fournié, c’est à un regard lucide et sensible, cru et non dépourvu de provocation, d’une grande exigence et d’une réelle singularité que nous avons à faire.

* jusqu’à être enterré avec lui

ARTISTE : JULIEN PIAU, DES FILMS D’ANIMATION NOIR ET BLANC À L’UNIVERS MYSTIQUE

A travers ses vidéos d’illustrations animésJulien Piau nous embarque dans son univers simpliste et enfantin avec ses personnages imaginaires.

Originaire de Nantes, Julien s’est toujours intéressé à la création et surtout au dessin. Après le collège, il décide d’intégrer un lycée professionnel afin de se spécialiser dans ce domaine. Bachelier en artisanat et métiers d’arts option communication graphique au lycée St Pierre la Joliverie de sa ville natale, il entame un cycle de trois ans à l’AGR, école de l’image et se diplôme en arts plastiques et en arts graphiques. Lors de son adolescence, déjà, l’artiste s’initie à la vidéo en réalisant des petits films d’animation, et avec l’aide de son frère jumeau, passe son enfance à créer des objets et faire des bandes dessinées.

Les cours de dessins au collège était ma matière favorite. Vu que j’étais très timide, c’était ma façon de m’exprimer et de montrer mes sentiments.

Alors que les jeunes enfants de son âge regardaient les dessins animés à la télévision, l’artiste piquait les films d’horreur de ses parents et les regardait en cachette. Il grandit ainsi avec l’univers de Evil Dead, de la filmographie de David Cronenberg et John Carpenter qui sont aujourd’hui ses réalisateurs préférés. Lorsqu’il n’est pas collé devant un bon film, Julien aime s’évader dans les BD de Charles Burns et Adrian Tomine et les bouquins de Etgar Keret.
Son univers à lui, du fantastique en noir et blanc, regroupe des personnages simplistes et enfantins, un peu déformés, qui doivent faire face à des situations pour le moins étrange et des rencontres inattendues. Inspiré énormément par la nature, il aime représenter la forêt et faire vivre ses natures mortes à travers ses petits personnages étranges.

Mon univers tient souvent du fantastique, c’est surement en parti dû aux films qui ont bercé mon enfance.

Lorsqu’il réalise une vidéo, Julien note toutes ses idées d’illustrations ou d’animations en amont dans un petit carnet qui ne le quitte jamais, jusque sur sa table de chevet. Il peut ainsi transposer les moindres de ses idées sur papier, même les rêves intéressants qu’il peut faire. Avant d’illustrer sur son ordinateur, l’artiste nantais passe obligatoirement par l’étape du dessin.

Je passe toujours par mon carnet afin d’être sûr de ce que je vais représenter ensuite à l’écran.

Acryliquecrayons de couleurs, il lui arrive de temps en temps de scanner ses dessins et de les intégrer dans ses films d’animations, ce qui lui permet d’apporter une certaine texture à ses vidéos. Cependant la plupart de ses illustrations viennent d’un travail numérique.

En collaboration avec Romain Navier et Julie Knaebel ( deux anciens camarades de classe), Julien crée le fanzine Wood & Cie. Après avoir participé aux revues de création Capharnaüm et Monster Maloke, deux fanzines d’illustration, il réalise un jingle animé pour le cinéma Le Concorde à Nantes. De plus, les salons Curnonsky à Angers ont déjà pu exposer quelques un de ses films d’animation lors d’une exposition collective.

Jeune artiste à l’imagination débordante, Julien Piau n’a pas fini de nous livrer ses films d’animations en mettant en scène des personnages d’une étrangeté attachante.

ARTISTE : JÉRÉMIE BALDOCCHI, EXPRESSION CORPORELLE

Jérémie Baldocchi est un peintre contemporain qui livre dans ses tableaux le conflit entre le mal-être physique et psychique.

Jérémie a grandit à Toulon et garde de superbes souvenirs du Var qui a bercé sa plus tendre enfance et dans lequel il conserve toujours une attache affective de part sa famille et ses proches.

Dans son oeuvre, l’artiste s’attarde sur une vision du corps humain qui invite le spectateur à s’impliquer et à réfléchir sur ce que le reflet extérieur du monde provoque à l’intérieur de chacun. Artiste engagé, son travail porte une critique sur la société de consommation dans laquelle nous vivons, une société inondée par l’esthétique publicitaire qui nous asservi par une beauté imposée. Cette culture de consommation révélatrice de nos névroses refoulées s’exprime alors chez lui par une fantastique palette de couleurs et d’images décalées.

Dans ses tableaux, Jérémie Baldocchi s’inspire principalement des petites manies et habitudes de chacun ainsi que les absurdités de certaines situations du quotidien. Des petites scènes inspirés des petits plaisirs et tracas qui nous lient par leurs banalités comme par exemple l’intimité d’un album qui pourrait nous appartenir.

Sa technique est faîte d’assemblages de couches d’acrylique, d’encre et de vernis, ainsi que des collages de matières. Ses textures et ses couleurs acidulées ajoutent un réconfort emprunt de nostalgie avec des intérieurs chaleureux liés à l’enfance et qui nous détournent  de la vision déconcertante de l’absence “physique”. L’artiste justifie cette démarche en expliquant que l’on peut parfaitement faire ressentir une expression par le corps, premier révélateur de ce mal-être intérieur.

Jérémie Baldochie a déjà eu l’occasion d’exporter son art en  exposant ses oeuvres en France et à l’étranger, Paris, Madrid, Venise, Rome, Bruxelles, Londres, Miami, Seattle, New York, au Canada, au Japon ainsi qu’à Taïwan. En 2012 il a obtenu le 1er prix d’Art au Florida State University Museum of Fine Arts et a participé à des expositions au musée des beaux arts d’Okinawa au Japon et à la galerie Métanoïa à Paris.

ARTISTE : BEADS OF AQUARIUS, BE UNIQUE, BE YOU

Maman, voyageuse, rêveuse, artiste autodidacte… tels sont les mots qui pourraient le mieux décrire Mouna Marini , la créatrice de bijoux brodés de la marque Beads of Aquarius.

C‘est au cours de l’un de ses nombreux voyages en Afrique de l’Ouest* il y a une dizaine d’année, que Mouna y fait la découverte de pierres du Bénin, fabriquées et peintes à la main par des femmes. Cette découverte lui apparaît immédiatement comme une révélation qui la poussera alors à se lancer pour la première fois dans la création de vêtements, de ceintures ainsi que quelques bijoux dont les bénéfices récoltés sont ensuite reversés à des organismes solidaires .

Cette éternelle globe trotteuse, constamment animée par les rencontres humaines et les découvertes du monde, prend ensuite la direction de l’Océan Indien qui se révélera être une merveilleuse expérience professionnelle et humaine où la jeune femme investira de son temps entre les expositions de bijoux en cristal et l’aide social et humanitaire**. Un séjour capital puisqu’il déterminera son orientation artistique : le brassage des cultures malgaches, créoles, indiennes, chinoises et africaines.

Après de nombreux séjours dans plusieurs pays du globe, cette casablancaise d’origine et niçoise d’adoption décide de revenir en France et se pose dans la Riviera où elle y lance alors sa propre marque de bijoux. Beads of Aquarius by Mouna Marini Jewelry est un écho du passé combiné à la vision actuelle du monde. Un subtil mélange entre traditions, inspirations ethniques et monde moderne. Voilà ce que relatent les bijoux Beads Of Aquarius, un voyage universel pour les femmes qui ont une histoire à raconter, un caractère à afficher à travers leur style, leur esprit, leur être. La Passion et l’amour, du fil et des aiguilles, des perles et des rêves… autant d’ingrédients bien secoués dans une poche magique et qui donne naissance aux bijoux Beads of Aquarius.

*et plus précisément dans un marché au coeur de Conarky en Guinée 
**les ventes de ses bijoux lui permettent alors de venir en aide aux enfants malnutris du programme Mondial Caritasainsi que dans l’aide d’associations d’handisport.

ARTISTE : ELSA BAHIA, PETITES PÉRIPÉTIES DE PAPIER

Elsa Bahia est une jeune artiste qui manie le paper-art à la perfection, réalisant de petites histoires en trois dimensions.

Si c’est à Paris qu’Elsa Mroziewicz aka Elsa Bahia est née, elle vit et travaille désormais à Strasbourg, en Alsace. Elle grandit auprès d’un père et d’un grand-père qui fabriquent bateaux en bois, toupies et marionnettes, ainsi que d’une mère organisant des ateliers d’arts plastiques pour les enfants. C’est donc le plus naturellement du monde qu’Elsa bricole dès qu’elle a du temps libre : poterie, animaux en perles, pièces miniatures dans des boîtes à chaussures, vêtements, dessins… la graine d’artiste accumule dans sa chambre tout le matériel de récupération qui pourrait lui servir, des bouteilles en plastique vides aux morceaux de cartons, tissus ou ficelles.

J’écrivais aussi plein d’histoires, des nouvelles, de petites bandes-dessinées sur les aventures d’un cow-boy !

Elsa entame des études audiovisuelles et sonores, couplées de cours de modèles vivants à l’Ecole Glacière de Paris. Elle intègre par la suite une prépa aux écoles d’art, puis l’HEAR, Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg, en option illustration. En 2013, elle remporte le prix du meilleur livre interactif à la Art Book Wanted de Prague. La jeune femme s’inspire énormément des gens qu’elle peut rencontrer durant ses voyages ou dans sa vie quotidienne.

Je suis très influencée par les histoires d’inconnus, que ce soit un mendiant, un médium, un saxophoniste ou un médecin urgentiste de Washington.

Elle s’intéresse aux civilisations des pays du Sud et à leurs mythologies, comme celles des Mayas ou des Aztèques. Les Arts Premiers ont une grande place dans son travail, notamment les arts amérindiens, Gond et Mithila, mais aussi l’architecture atypique de lieux religieux tels que les temples hindouistes ou bouddhistes, les mosquées et les vieilles églises. Elsa regroupe ingénieusement ces inspirations religieuses et mythologiques afin d’offrir des illustrations, peintures et créations en papier, originales et enfantines.

Pour réaliser ses œuvres, l’artiste se documente sur un sujet qui l’intéresse afin de trouver une idée. De cette idée naîtra un véritable projet alimenté de nombreuses maquettes. En créant de petites histoires en relief, elle recherche continuellement de nouvelles formes de narration.

J’aime qu’il y ait des liens entre la réalité et la fiction, et que les frontières se brouillent.

Elsa utilise de l’encre de Chine, d’autres encres colorées, de la gouache, et il lui arrive parfois d’utiliser la technique de la gravure et de la sérigraphie. Elle réalise de magnifiques pop-up*  et kirigami**.

En 2010, la jeune artiste a collaboré avec l’artiste-illustratrice Saba Nikman et l’auteure Cécile Palusinski, pour l’illustration à quatre mains du livre L’épopée de Noé aux éditions Les mots en soie. Elle a également réalisé deux vidéos en créant des décors en papier avec Saba Nikman, et le clip Human Jungle du groupe londonien Take It Easy Hospital.

Les œuvres d’Elsa Bahia nous transportent dans un monde étrange peuplé de créatures mythologiques d’Amérique du Sud, tout de papier vêtues !

* livres animés

** technique de découpe du papier